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DELF Preparation4 November 2026·9 min read

DELF B2 Oral Example: Should Cities Limit Tourists?

Reading tips about the DELF B2 oral only gets you so far. What helps most is seeing a complete answer on a realistic topic, and then understanding why it works. This is a full example on a classic B2 theme, mass tourism: the monologue in French, the questions the examiner is likely to ask in the débat, and a breakdown of what earns the points.

If you have not seen it yet, start with my first full DELF B2 oral example (banning phones in restaurants), which comes with a video.

The exam format in one minute

  • Preparation: 30 minutes. You draw two short documents, choose one, and prepare notes.
  • Monologue: 5 to 7 minutes. You present the topic and defend a point of view, without interruption.
  • Débat: 10 to 13 minutes. The examiner asks questions and pushes back on your ideas.

The speaking test is marked out of 25.

The document

An exam-style trigger document (written for this practice, not taken from a real paper) says that several very popular European cities are trying to limit the number of visitors, for example with an entry fee for day-trippers or a ban on large cruise ships, and that residents are increasingly complaining about crowds and rising rents. The task: present the problem and defend your point of view.

The full monologue

Read it out loud and time yourself. Notice how every paragraph opens with a connector that tells the examiner where you are in your plan.

Introduction

Le document que j'ai choisi évoque une question qui revient chaque été : celle du tourisme de masse. De plus en plus de villes très visitées, comme Venise, Barcelone ou Amsterdam, cherchent à limiter le nombre de touristes, par exemple en instaurant une taxe d'entrée ou en interdisant les grands navires de croisière. On peut donc se demander s'il faut limiter l'accès des touristes aux villes les plus fréquentées. Pour répondre à cette question, je montrerai dans un premier temps pourquoi ces limites me semblent nécessaires, puis j'évoquerai les risques qu'elles comportent, avant de proposer quelques pistes plus équilibrées.

Première partie : pourquoi limiter

Tout d'abord, il est indéniable que le tourisme de masse a des conséquences très concrètes sur la vie des habitants. Dans certains quartiers de Barcelone, par exemple, de nombreux logements ont été transformés en locations de courte durée. Résultat : les loyers augmentent et des familles qui vivaient là depuis des générations sont obligées de partir. Or, une ville sans habitants devient un simple décor, et c'est précisément ce que redoutent les Vénitiens.

Ensuite, il faut évoquer la question environnementale. Les foules abîment les sites fragiles, produisent énormément de déchets, et les paquebots de croisière polluent l'air comme l'eau. C'est d'ailleurs pour protéger la lagune que Venise a interdit les grands navires dans son centre.

Enfin, limiter le nombre de visiteurs profite paradoxalement aux touristes eux-mêmes. Qui a envie de faire la queue pendant deux heures pour voir un tableau, ou de traverser une place tellement bondée qu'on n'en voit même plus les façades ? Une ville moins saturée offre une expérience de bien meilleure qualité.

Deuxième partie : les risques

Cela dit, ces mesures ne sont pas sans risques. D'une part, le tourisme fait vivre des milliers de personnes : restaurateurs, guides, commerçants, hôteliers. Si l'on réduisait brutalement le nombre de visiteurs, ce seraient sans doute les petits commerces qui en souffriraient les premiers, bien avant les grandes chaînes.

D'autre part, une taxe d'entrée pose une question d'équité. Si visiter Venise devient payant, ne risque-t-on pas de réserver le patrimoine européen à ceux qui en ont les moyens ? Le patrimoine appartient à tout le monde, et il serait regrettable qu'il devienne un produit de luxe.

Par ailleurs, limiter l'accès à une ville peut simplement déplacer le problème. Les touristes qui renoncent à Venise iront ailleurs, peut-être dans de petites villes encore moins préparées à les accueillir.

Pistes et conclusion

Il me semble donc qu'il ne faut ni laisser faire, ni fermer les portes, mais plutôt mieux répartir les visiteurs. On pourrait par exemple encourager les voyages hors saison, mieux faire connaître des régions moins visitées, ou encore encadrer strictement les locations de courte durée afin que les habitants puissent continuer à se loger.

Pour conclure, je dirais que limiter le tourisme dans les villes les plus visitées est devenu nécessaire, à condition que ces limites restent justes et qu'elles s'accompagnent d'une vraie réflexion sur notre façon de voyager. Au fond, la vraie question est peut-être la suivante : sommes-nous prêts, en tant que voyageurs, à changer nos habitudes ?

The débat: 4 questions the examiner could ask

In the débat the examiner tests whether you can defend your view, concede a point and stay fluent when challenged. Short answers that acknowledge the question, then add a nuance and an example, are exactly what is expected.

Examinateur : Une taxe de quelques euros, ce n'est pas grand-chose, non ?

C'est vrai, pour un touriste qui a déjà payé son billet d'avion et son hôtel, quelques euros ne changent pas grand-chose. Mais justement, si la taxe est trop faible, elle ne réduit pas le nombre de visiteurs. Et si on l'augmente pour qu'elle soit efficace, elle devient injuste. C'est pour cela que je préfère des solutions comme la réservation gratuite, qui limitent le nombre de personnes sans sélectionner par l'argent.

Examinateur : Et vous, quand vous voyagez, vous évitez les lieux très touristiques ?

J'essaie, mais je dois reconnaître que ce n'est pas toujours le cas. La première fois que je suis allé à Paris, j'ai évidemment voulu voir la tour Eiffel. En revanche, j'ai découvert depuis que les quartiers moins connus sont souvent plus agréables, et que voyager en mai ou en octobre change complètement l'expérience.

Examinateur : Les habitants profitent aussi de l'argent du tourisme, non ?

Certains, oui, et il ne faut pas le nier. Mais les bénéfices sont souvent mal répartis : le propriétaire qui loue trois appartements y gagne, alors que le locataire qui doit quitter son quartier, lui, y perd. Tout dépend donc de la façon dont la ville utilise cet argent.

Examinateur : Ce n'est pas plutôt aux États de régler ce problème ?

Je pense que les deux niveaux sont nécessaires. Les villes connaissent mieux la situation sur le terrain, mais certaines décisions, comme l'encadrement des plateformes de location, sont plus efficaces à l'échelle nationale, voire européenne.

Why this answer reaches B2

The jury marks five things: task completion, coherence, vocabulary, grammar and pronunciation. Here is what the example does against each of them, so you can copy the moves rather than the words.

1. A problématique and an announced plan

The introduction turns the document into a question (on peut se demander s'il faut…) and announces three steps. The examiner knows where you are going from the first minute, which is what the coherence criterion rewards.

2. A real point of view, with a concession

The answer takes a side (limits are necessary) but gives a whole part to the risks. Conceding with cela dit and ce n'est pas sans risques is one of the clearest differences between B1 and B2.

3. Every argument has an example

Rents in Barcelona, cruise ships in Venice, the two-hour queue for a painting: each idea is made concrete. Abstract arguments with no example are the most common reason for a weak score on task completion.

4. Grammar that shows the level

  • Conditional for a hypothesis: Si l'on réduisait…, ce seraient…
  • Subjunctive after a purpose connector: afin que les habitants puissent…
  • Rhetorical question with inversion: ne risque-t-on pas de…
  • Concession: il est indéniable que…, cela dit…

5. Topic vocabulary

Locations de courte durée, saturé, bondé, patrimoine, hors saison, encadrer, se loger: precise words instead of general ones like beaucoup de gens or c'est mauvais.

Useful phrases to reuse on any topic

  • Le document que j'ai choisi évoque… (the document I chose deals with…)
  • On peut donc se demander si… (so we can ask whether…)
  • Il est indéniable que… (it is undeniable that…)
  • Cela dit, ces mesures ne sont pas sans risques. (that said, these measures carry risks.)
  • Il ne faut ni…, ni…, mais plutôt… (we should neither… nor…, but rather…)
  • Au fond, la vraie question est peut-être… (in the end, the real question may be…)

Practise it

Cover the French, keep only the five headings, and give the monologue from your own notes in under seven minutes. Then try the same plan on a different document: the four-day week example and the free public transport example use the same structure. The free DELF B2 oral guide covers each part step by step, and the DELF B2 practice platform has listening and reading exercises on the exam clock.

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Written by Rémi

DAEFLE certified teacher from Paris, Berlitz instructor, 3,000+ hours of experience. Teaching DELF, DALF, TCF, TEF, IB, and A-Level French online worldwide.

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