Kru Rémi.
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DELF Preparation4 November 2026·9 min read

DELF B2 Oral Example: Is the Four-Day Week a Good Idea?

Work is one of the most common DELF B2 oral themes, and the four-day week is a perfect B2 topic: everyone has an opinion, and the strongest answers are the ones that refuse to stay simple. Here is a complete example: the monologue in French, the débat with the examiner, and what makes it score.

Want more? There is also a full example with video (phones in restaurants) and a mass tourism example.

The exam format in one minute

  • Preparation: 30 minutes to choose one of two documents and write notes.
  • Monologue: 5 to 7 minutes presenting the topic and defending your view.
  • Débat: 10 to 13 minutes of questions and objections from the examiner.

The document

An exam-style trigger document (written for this practice, not taken from a real paper) reports that more and more companies are testing a four-day working week. Employees describe less fatigue and more free time, while some managers worry about customer service and costs. The task: present the issue and give your argued opinion.

The full monologue

Introduction

Le document que j'ai choisi traite d'un sujet qui fait beaucoup parler : la semaine de quatre jours. De plus en plus d'entreprises en Europe l'expérimentent, et les salariés concernés disent souvent être moins fatigués et plus motivés. Avant d'aller plus loin, il faut préciser de quoi l'on parle, car l'expression recouvre deux réalités très différentes : travailler moins d'heures pour le même salaire, ou bien faire le même nombre d'heures en quatre jours au lieu de cinq. La question est donc la suivante : la semaine de quatre jours est-elle une bonne idée pour les salariés comme pour les entreprises ? Je présenterai d'abord ses avantages, puis ses limites, et je terminerai en donnant mon avis.

Première partie : les avantages

En premier lieu, la semaine de quatre jours améliore nettement l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Un jour de plus par semaine, c'est du temps pour sa famille, pour le sport, pour se former ou tout simplement pour se reposer. Au Royaume-Uni, par exemple, une expérimentation menée en 2022 auprès d'une soixantaine d'entreprises a été jugée si positive que la plupart d'entre elles ont décidé de continuer.

En second lieu, travailler moins ne signifie pas forcément produire moins. Quand le temps est compté, on supprime les réunions inutiles, on se concentre sur l'essentiel, et on est moins souvent absent pour cause de fatigue ou de stress.

Enfin, c'est un argument de poids pour les entreprises qui ont du mal à recruter. Un candidat hésitant entre deux postes choisira probablement celui qui lui offre un jour libre de plus.

Deuxième partie : les limites

Toutefois, il serait naïf de penser que ce modèle convient à tout le monde. D'abord, il est beaucoup plus facile à mettre en place dans un bureau que dans un hôpital, une école ou un magasin. Une infirmière ou un caissier ne peut pas simplement « faire plus vite » : il faut embaucher davantage, ce qui coûte cher.

Ensuite, lorsqu'on garde le même nombre d'heures en quatre jours, les journées deviennent très longues. Travailler neuf ou dix heures d'affilée peut augmenter la fatigue au lieu de la réduire, et compliquer la vie des parents qui doivent récupérer leurs enfants à l'école.

Enfin, ce changement risque de creuser les inégalités entre les salariés qui peuvent en bénéficier et ceux qui, en raison de leur métier, en resteront exclus.

Mon avis et conclusion

Personnellement, je suis plutôt favorable à la semaine de quatre jours, mais pas sous n'importe quelle forme. Je pense qu'elle est réellement bénéfique lorsqu'elle réduit le temps de travail, et beaucoup moins lorsqu'elle se contente de compresser les mêmes heures. Il faudrait également qu'elle reste un choix négocié, secteur par secteur, plutôt qu'une règle imposée à tous.

En conclusion, la semaine de quatre jours n'est ni une solution miracle ni une utopie : c'est un outil intéressant, à condition de l'adapter à chaque métier. Elle nous oblige surtout à nous poser une question plus large : mesure-t-on encore la valeur d'un travail au nombre d'heures passées au bureau ?

The débat: 4 questions the examiner could ask

Examinateur : Si on travaille moins, l'économie ne va-t-elle pas en souffrir ?

C'est une crainte légitime. Cependant, les expérimentations dont j'ai parlé montrent que la production ne baisse pas forcément, parce que les salariés sont plus efficaces. Cela dit, je reconnais que ce n'est pas vrai partout : dans les métiers où la présence compte plus que la productivité, il faudrait embaucher, et ce coût devrait être partagé.

Examinateur : Et vous, aimeriez-vous travailler quatre jours par semaine ?

Oui, sans hésiter, à condition de ne pas faire des journées de dix heures. Avec un jour libre, je pourrais enfin prendre des cours de musique, ce que je repousse depuis des années. Mais je sais aussi que dans mon secteur, ce serait difficile à organiser.

Examinateur : Les gens ne vont-ils pas simplement prendre un deuxième emploi ?

Certains le feront peut-être, surtout si leur salaire est bas. Mais à mon avis, cela montre surtout un autre problème, celui des salaires trop faibles. La semaine de quatre jours ne peut pas tout résoudre à elle seule.

Examinateur : Le télétravail n'est-il pas une meilleure solution ?

Les deux ne s'opposent pas vraiment. Le télétravail fait gagner du temps de transport, mais il ne réduit pas le temps de travail, et il ne concerne, lui aussi, qu'une partie des métiers. On pourrait très bien imaginer de combiner les deux là où c'est possible.

Why this answer reaches B2

1. It defines the topic before arguing

Separating "fewer hours" from "the same hours in four days" in the introduction is a strong B2 move. It shows you analyse the document instead of reacting to it, and it pays off later when the opinion depends on that distinction.

2. A balanced plan with a clear opinion at the end

Advantages, limits, then personnellement, je suis plutôt favorable… mais pas sous n'importe quelle forme. The examiner hears both sides and a position. A monologue that lists pros and cons without ever deciding misses part of the task.

3. Concrete examples from different worlds

An office, a hospital, a school, a parent picking up children, a nurse and a cashier: the examples cover several situations, which proves the argument has been thought through.

4. Grammar markers

  • Concession: Toutefois, il serait naïf de penser que…
  • Conditional: il faudrait…, je pourrais enfin…
  • Subjunctive: il faudrait qu'elle reste un choix négocié
  • Cause: en raison de leur métier, pour cause de fatigue

5. Débat answers that concede, then hold the line

Each answer starts by accepting part of the objection (c'est une crainte légitime, certains le feront peut-être) and then brings it back to the argument. That is the skill the débat is designed to test.

Useful phrases to reuse

  • Avant d'aller plus loin, il faut préciser de quoi l'on parle. (before going further, let's define the topic.)
  • En premier lieu… En second lieu… Enfin… (firstly… secondly… finally…)
  • Il serait naïf de penser que… (it would be naive to think that…)
  • Je suis plutôt favorable à…, mais pas sous n'importe quelle forme. (I'm rather in favour of…, but not in just any form.)
  • … n'est ni une solution miracle ni une utopie. (… is neither a miracle cure nor a fantasy.)

Practise it

Take the four headings, close this page and give the monologue from notes, timing yourself. Then try the same structure on the free public transport example. For the method behind every part, see the free DELF B2 oral guide and the DELF B2 phrase bank.

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Written by Rémi

DAEFLE certified teacher from Paris, Berlitz instructor, 3,000+ hours of experience. Teaching DELF, DALF, TCF, TEF, IB, and A-Level French online worldwide.

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