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DELF Preparation4 November 2026·9 min read

DELF B2 Oral Example: Should Public Transport Be Free?

Free public transport is a typical DELF B2 document: it touches ecology, money and social fairness at the same time, so there is plenty to argue on both sides. Below is a complete example: the monologue in French, the débat with the examiner, and a breakdown of what earns the points.

Other full examples: phones in restaurants (with video), mass tourism and the four-day week.

The exam format in one minute

  • Preparation: 30 minutes to choose one of two documents and write notes.
  • Monologue: 5 to 7 minutes presenting the topic and defending your view.
  • Débat: 10 to 13 minutes of questions and objections from the examiner.

The document

An exam-style trigger document (written for this practice, not taken from a real paper) explains that several French cities have made their buses free, and that the idea is being discussed elsewhere. Supporters talk about purchasing power and pollution; critics ask who will pay. The task: present the debate and defend your point of view.

The full monologue

Introduction

Le document que j'ai choisi porte sur la gratuité des transports en commun. Depuis quelques années, plusieurs villes ont franchi le pas : Dunkerque a rendu ses bus gratuits en 2018, et le Luxembourg est même devenu, en 2020, le premier pays à offrir les transports publics à tout le monde. L'idée séduit, mais elle soulève une question simple : les transports en commun doivent-ils être gratuits ? Pour y répondre, j'examinerai d'abord les arguments en faveur de la gratuité, puis ses limites, avant de donner ma position.

Première partie : les arguments pour

Le premier argument est social. Pour un étudiant, un retraité ou une famille modeste, un abonnement mensuel représente une vraie dépense. Rendre les transports gratuits, c'est redonner du pouvoir d'achat à ceux qui en ont le plus besoin, et leur permettre de se déplacer librement pour travailler, se soigner ou voir leurs proches.

Le deuxième argument est écologique. Si le bus devient gratuit, certains automobilistes pourraient laisser leur voiture au garage, ce qui réduirait les embouteillages et la pollution de l'air dans les centres-villes.

Enfin, la gratuité simplifie la vie de tout le monde : plus de tickets à acheter, plus de contrôles, plus d'amendes. Elle change aussi l'image du bus, qui devient un service public au même titre que l'éclairage des rues.

Deuxième partie : les limites

Néanmoins, rien n'est vraiment gratuit. Si les voyageurs ne paient plus, ce sont les contribuables, ou les entreprises, qui financent le réseau. Dans une petite ville où les tickets rapportent peu, c'est supportable ; dans une grande métropole, en revanche, la perte serait considérable.

De plus, l'effet écologique est moins évident qu'il n'y paraît. Selon plusieurs études, une partie des nouveaux usagers sont des personnes qui marchaient ou prenaient leur vélo auparavant, et non des automobilistes. Autrement dit, le bus se remplit, mais les voitures ne disparaissent pas forcément.

Enfin, la gratuité ne sert à rien si le service est mauvais. Un bus gratuit qui passe toutes les quarante minutes restera moins pratique qu'une voiture. Or, l'argent consacré à la gratuité ne peut plus être investi dans de nouvelles lignes ou des bus plus fréquents.

Ma position et conclusion

À mon sens, la gratuité totale n'est pas toujours la meilleure solution. Je serais plutôt favorable à une gratuité ciblée, pour les jeunes, les personnes âgées et les foyers modestes, tandis que les recettes restantes serviraient à améliorer la fréquence et la qualité du réseau.

En définitive, la gratuité des transports en commun est une mesure symbolique et souvent populaire, mais elle n'est efficace que si elle s'accompagne d'un service de qualité. Car ce qui fait changer les habitudes, ce n'est pas seulement le prix : c'est la certitude d'arriver à l'heure.

The débat: 4 questions the examiner could ask

Examinateur : Une gratuité ciblée, ce n'est pas compliqué à gérer ?

C'est vrai qu'il faut vérifier qui y a droit, et cela demande un peu d'organisation. Mais beaucoup de villes proposent déjà des tarifs réduits pour les étudiants ou les seniors. Il suffirait donc d'aller un peu plus loin avec un système qui existe déjà.

Examinateur : Vous ne croyez pas que la gratuité pousse les gens à prendre le bus ?

Si, elle attire de nouveaux voyageurs, je ne le conteste pas. Ce que je dis, c'est qu'elle n'attire pas forcément les bons : l'objectif est de réduire la voiture, pas de remplacer la marche. Pour convaincre un automobiliste, il faut surtout un bus rapide et fréquent.

Examinateur : Et dans votre pays, les transports sont-ils chers ?

Ça dépend des villes. Dans la capitale, le métro est assez bon marché, mais les trajets entre les villes coûtent cher, si bien que beaucoup de gens préfèrent la voiture. Je pense que c'est là qu'une aide publique serait la plus utile.

Examinateur : Faut-il interdire les voitures dans les centres-villes, alors ?

Les interdire complètement me paraît excessif, notamment pour les personnes âgées ou les artisans. En revanche, réduire la place de la voiture tout en développant les transports en commun et les pistes cyclables me semble être la bonne direction.

Why this answer reaches B2

1. Real examples, used carefully

Two well-known cases (Dunkerque, Luxembourg) anchor the introduction. The answer does not pile up statistics: at the DELF the jury marks the French and the reasoning, so a few safe facts are better than many shaky ones.

2. An objection to the obvious argument

Most candidates say "free buses are good for the planet" and stop. This example questions it (l'effet écologique est moins évident qu'il n'y paraît). That critical step is what moves an answer from B1 to B2.

3. A middle position that answers the question

Une gratuité ciblée is a clear, defensible opinion. It also gives you material for the débat, because the examiner will almost certainly challenge it.

4. Grammar markers

  • Conditional for consequences: certains automobilistes pourraient…, ce qui réduirait…
  • Opposition: néanmoins, en revanche, tandis que
  • Reformulation: autrement dit
  • Highlighting: ce qui fait changer les habitudes, ce n'est pas seulement le prix

5. Débat answers that clarify instead of repeating

Si, … je ne le conteste pas. Ce que je dis, c'est que… is a model way to answer a challenge: accept the fact, then restate your real point more precisely.

Useful phrases to reuse

  • Le document que j'ai choisi porte sur… (the document I chose is about…)
  • Plusieurs villes ont franchi le pas. (several cities have taken the plunge.)
  • … est moins évident qu'il n'y paraît. (… is less obvious than it seems.)
  • À mon sens… (in my view…)
  • Ce que je dis, c'est que… (what I'm saying is that…)
  • En définitive… (all things considered…)

Practise it

Close the page, keep only the headings, and give the monologue from notes in under seven minutes. Then ask someone to read you the four débat questions and answer without looking. The débat guide lists more examiner question types, and the free DELF B2 oral guide covers every part of the method.

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Written by Rémi

DAEFLE certified teacher from Paris, Berlitz instructor, 3,000+ hours of experience. Teaching DELF, DALF, TCF, TEF, IB, and A-Level French online worldwide.

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